VIGIL MESH

Documentation

Connecter une flotte de robots à distance : ROS 2, AGV et AMR

Une flotte de robots se déploie rarement sur un réseau accueillant : AMR chez des clients derrière le CGNAT d’un opérateur 4G, AGV sur un Wi-Fi industriel cloisonné, drones sur des sites sans informatique. Connecter un robot à distance — le superviser, le mettre à jour, récupérer sa télémétrie — devient alors un projet en soi. VIGIL-MESH place chaque robot dans le même réseau local logique que vos postes d’ingénierie : ROS 2 se découvre entre sites, la console montre la flotte en temps réel, et un terminal SSH s’ouvre dans le navigateur.

Le terrain : des robots injoignables par construction

Un robot en production n’est presque jamais joignable depuis l’extérieur. Il est derrière la 4G d’un opérateur — donc en CGNAT, sans adresse publique —, sur le Wi-Fi industriel cloisonné d’une usine, ou sur le réseau d’un client où personne n’ouvrira de port pour vous.

L’AMR chez le client

Livré avec son routeur 4G, il vit en CGNAT : aucune connexion entrante possible — la redirection de port n’existe même pas —, et l’IT du client ne touchera pas à son pare-feu.

L’AGV dans l’usine

Le Wi-Fi industriel est cloisonné en VLAN, filtré ou coupé d’Internet ; l’équipe robotique n’a pas la main sur le réseau de l’usine.

Le drone, l’engin de chantier

Sites temporaires, liaisons 4G/5G ou Starlink, zéro infrastructure informatique sur place — et pourtant de la télémétrie et de la vidéo à faire remonter.

ROS 2 et DDS ont besoin de multicast : le mesh le transporte

DDS, l’intergiciel de ROS 2, découvre ses participants par multicast UDP : sans multicast, pas de découverte, et sans découverte, pas de graphe. C’est ce qui rend ROS 2 multi-sites si pénible avec un VPN classique — le multicast ne traverse pas. VIGIL-MESH réplique le multicast IP à travers le mesh : la découverte DDS fonctionne entre sites comme sur un LAN, et les nœuds ROS 2 du siège voient les topics du robot déployé à l’autre bout du pays.

  • Le fonctionnement détaillé du multicast dans le mesh (groupes, périmètre, contrôle de tempête) est décrit dans Multicast avancé.
  • L’approche complète pour la robotique — datagrammes de bout en bout, priorités temps réel, MAVLink — est sur la page Robotique et ROS 2.

Gérer la flotte : enrôler en usine, superviser, intervenir

Une flotte ne se gère pas robot par robot à la main. L’enrôlement par clé s’intègre à la production : la clé est posée dans l’image disque en usine, et chaque robot rejoint le réseau à son premier démarrage connecté — sans opération sur site.

Assistant d’enrôlement de la console : génération d’une clé d’enrôlement à intégrer à l’image disque des robots.
L’assistant d’enrôlement génère la clé que l’usine intègre à l’image : le robot rejoint le réseau à son premier démarrage.
  • Topologie en temps réel dans la console : quels robots sont en ligne, depuis quel site, par quel chemin.
  • Télémétrie et vidéo en temps réel : datagrammes de bout en bout, sans tête de ligne TCP sur le chemin des flux.
  • Mise à jour et débogage par terminal SSH dans le navigateur, sans VPN ni bastion — voir Terminal SSH dans le navigateur.
  • ACL par identité : l’équipe support joint chaque robot, le robot ne joint que ce dont il a besoin, et le réseau du client final reste hors de portée.
  • L’agent tourne sur NVIDIA Jetson, Linux, Windows et Android ; le poste de supervision peut n’être qu’un navigateur (WASM).
Terminal SSH de la console : connexion à une machine du réseau depuis le navigateur.
Un terminal SSH s’ouvre sur le robot depuis la console — pour lire un log, relancer un nœud ROS 2 ou pousser une mise à jour.

Cas concret : l’AMR déployé chez le client est injoignable

L’AMR est livré chez le client avec son routeur 4G. L’opérateur mobile fait du CGNAT : pas d’adresse publique, aucune connexion entrante possible — la redirection de port n’existe même pas. Côté client, l’IT ne vous ouvrira ni port ni VPN sur son réseau.

Résultat : au premier incident, il faut envoyer un technicien sur site pour un problème qui se réglerait en dix minutes de SSH — et la flotte grandit plus vite que l’équipe support.

Téléopération : ce qu’il faut savoir

Pour la téléopération, le mesh établit un chemin direct dès que possible et n’ajoute qu’une couche de chiffrement au trajet réseau ; tant que le chemin direct n’est pas établi, le trafic passe par une vigie aveugle. Les datagrammes temps réel sont strictement prioritaires sur les flux de service.

Questions fréquentes

Faut-il une carte SIM avec adresse IP publique pour chaque robot ?
Non. Le robot établit toutes ses connexions en sortie : une SIM 4G grand public en CGNAT suffit. C’est précisément le cas que le mesh est conçu pour traverser.
La découverte ROS 2 fonctionne-t-elle vraiment entre deux sites ?
Le multicast IP est répliqué à travers le mesh, donc la découverte DDS traverse comme sur un LAN. La validation ROS 2 formelle est sur la feuille de route — nous ne la revendiquons pas encore comme démontrée.
Quelle latence pour téléopérer ?
Nous ne promettons pas de chiffre : sur chemin direct, le mesh ajoute une couche de chiffrement au trajet réseau, et la latence réelle dépend surtout du lien radio du robot (4G, Wi-Fi industriel). Mesurez sur votre lien avant tout usage critique.
Comment enrôler cinquante robots sans cliquer cinquante fois ?
Avec une clé d’enrôlement intégrée à l’image disque en usine : chaque robot rejoint le réseau à son premier démarrage connecté. La clé est gérée depuis la console, et l’arrivée de chaque machine y est visible.
Quelles plateformes côté robot ?
Linux et NVIDIA Jetson côté robot ; Windows, Android et le navigateur (WASM) côté supervision. Le poste de téléopération peut n’être qu’un onglet de navigateur.
Et demainOpérer ces machines avec un assistant IA

Le même réseau qui les connecte permet à chaque logiciel d’annoncer ses capacités — et à un assistant MCP de les voir et de les opérer, sous votre contrôle, machine par machine.

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